Résumé
Les enfants d'Abraham Van Helsing tentent de découvrir son passé alors qu'il devient de plus en plus déséquilibré et violent.
Critique
Abraham's Boys : A Dracula Story est l’adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, de son vrai nom Joseph Hillstrom King, fils du célèbre écrivain Stephen King.
Le film se présente comme une suite indirecte au Dracula de Bram Stoker. Abraham Van Helsing s’est retiré avec sa femme et ses deux fils dans l’Ouest américain, en 1915. On découvre qu’il a épousé Mina Harker — un choix narratif surprenant, mais intrigant — et qu’il se montre particulièrement dur dans l’éducation de ses enfants.
Ces derniers ignorent tout du passé sombre et mouvementé de leur père… jusqu’à ce qu’ils le découvrent malgré eux.
Dès les premières minutes, le film instille un doute : et si les forces du mal avaient suivi la famille Van Helsing jusqu’aux États-Unis ? Le patriarche apparaît comme hanté par son passé, froid, distant, presque inquiétant.
Abraham's Boys: A Dracula Story plonge alors le spectateur dans une forme de torpeur. La mise en scène, volontairement lente et dépouillée d’effets spectaculaires, privilégie des cadres maîtrisés et une atmosphère pesante. Isolée, coupée du monde, la famille semble cernée par une présence invisible, où le mal paraît omniprésent.
Au fil du récit, la vérité — sinistre — se dévoile progressivement. Le fils aîné, en particulier, entre en conflit avec son père, jusqu’à envisager de rompre avec ce foyer étouffant pour mener sa propre vie.
Conclusion
Au final, Abraham's Boys : A Dracula Story s’impose comme un film de genre plutôt réussi. Malgré certaines libertés narratives, l’ensemble reste cohérent. Il faudra toutefois accepter un rythme lent, à rebours des standards du film d’horreur classique, pour en apprécier pleinement la portée.